Wednesday, December 27, 2017

On ne meurre pas d'un revirement du coeur

Dans le cadre d'un défi, voici le texte que j'ai créé:

Je n'ai pas cherché à accrocher ton regard ou ton cœur. Je me suis contentée d'exister à proximité de toi et tu t'es pris dans mon aura. Maintenant que celui-ci ne te retient plus, je comprends que ce n'était pas réel.
J'y survivrai, comme toutes les autres fois où la vie m'a fait emprunté des chemins détournés. Je n'en mourrai pas, loin s'en faut. Je sais que ta présence, à ce moment décisif de ma vie, était primordiale. Sans ce que nos âmes et nos corps ont échangé, je serais toujours engluée dans une trame orbitale.
Je n'ai ni décroché ton cœur ni ton amitié; je n'ai rien fait pour t'attirer. Pourtant, la peine qui s'abrite aujourd'hui dans mon cœur n'est pas feinte. Elle est loin d'être éternelle même si je la ressens douloureusement au présent.
On ne meure pas d'un revirement du cœur, pas plus qu'on ne s'y apitoie. On le laisse nous porter sur des eaux tristes puis, le ressac apaise et nettoie nos larmes.

Voici le défi, lancé par Andréanne Béland :

1er défi : Logo-rallye dans un couplet ou un refrain de chanson. Choisissez une chanson que vous aimez, extraire un groupe de mots d'un couplet ou du refrain (ex. tous les verbes, tous les noms communs, tous les adjectifs). Écrire un texte neuf, en intégrant tous les mots "empruntés" dans l'ordre. Durée : 15 minutes, chronométrez-vous!

J'ai choisi le refrain de la chanson Immortelle de Lara Fabian (avoir, être, survivre, mourir, décrocher, abriter, mourir).

Thursday, December 17, 2015

La traversée du désert

La cartographie de son corps
et le son de ses soupirs,
L'éclat fauve de désir dans ses yeux
et l'écho de son plaisir;

Nos corps qui se rencontrent,
à la recherche de cet instant frémissant,
Nos mains qui se découvrent,
en quête de ce délice enivrant.

Le goût de sa sueur qui perle,
Sa bouche rieuse et connaisseuse,
L'onde de plaisir qui déferle,
son sourire concentré et ses lèvres industrieuses.

Mon rire qui s'éteint dans ses baisers,
Et mon cœur qui bat jusqu'au bout de mes doigts,
Mon souffle qui se transforme en brasier,
Et la force trouble de mon émoi.

Nos lèvres qui se goûtent,
dans l'attente d'un tressaillement,
Nos jambes qui s'entremêlent,
dans l'ombre de l'assouvissement.

Notre moiteur qui nous laisse soudés,
La douceur de la torture et
Le crescendo de l'intensité;
Puis, l'apogée de notre luxure.

Sunday, February 22, 2015

Une centaine d'enfants

Une centaine de gens,
Réunis dans la même salle,
Pour enfin, juste un certain temps,
Y'aurait-il une télépathie communale?

Une centaine de gens,
Qui ont chacun leur histoire,
Qui avance parfois seul dans le noir,
Et qui disent des mots blessants.

Cent jeunes personne,
Qui sont à l'âge ingrat,
Et pour qui sonne le glas,
Et la moitié, déraisonne.

Une centaines d'enfants,
Qui avancent et trahissent,
Bien des lois, qui les banissent,
Ils se fichent des règlements.

Combien d'entre eux,
Reverront-ils?
Combien auront affrontés,
Périples que d'autres n'auront pas connus?
17.06.99
Dernier examen du secondaire V

La murale

Mon regard se pose sur la murale :
Triste, désemparée d'être oubliée
Encore une fois; ma place dérobée.



Je fixe ces noms, souvenirs du passé
Et les regards moqueurs surgissent
Pour m'égratigner, comme avant.



Je reconnais les lettres formées,
Images qui m'assaillent au présent mais,
Qui appartiennent au passé.



Les murs m'enferment dans leur grisaille
Le jour de pluie ne permet aucun refuge
Que les murs vident de mon empreinte.



Fantôme qui marche dans la foule,
Visages et histoires qu'on préfère ignorer,
Sourires vengeurs qui voudraient triompher.



Mais tristesse qui alourdit les lèvres
Douleur qui surgit en ressac
La fuite... impossible?



17.10.2005
Polyvalente de Blakc-Lake

Ma trame qui perd le nord

Au bout du monde
Si je m'y trouve
Comme la Terre est ronde
Qu'est-ce qu'on endure?

Tête bêche
En travers du monde
Ma trame qui perd le nord
Pieds par-dessus tête

En travers de la trame du monde
Mon souffle qui bouscule
La tradition du silence
Créé aussi bas que possible

Ne pas baisser le regard
Affrontée de côté ou de face
Les sourires carnassiers
Se tenir debout, tête au ciel

2005